Le monde des embrayages – 4e partie

PAR Michel GarneauPosted on

Ayant établi le bien-fondé des embrayages antiblocage dans notre chronique précédente, nous allons maintenant passer au décorticage de leur fonctionnement, soit comment ils permettent le transfert de puissance depuis le moteur à la roue arrière mais limitent le cheminement en sens inverse.

Simple et efficace

Le design le plus populaire des embrayages à glissement est plutôt simple, preuve que les choses ne doivent pas nécessairement être compliquées pour être efficaces. Alors, ladite configuration comprend une cloche intérieure et un plateau de pression tous deux munis de rampes. Tout se passe normalement (c’est-à-dire que les disques sont forcés ensemble sous la pression des ressorts, transférant ainsi la puissance du moteur à la boîte de vitesses) jusqu’à ce qu’une situation survienne où la roue arrière commence à tenter d’entraîner le moteur. À ce moment, les deux groupes de rampes entrent en contact et, une fois que la pression exercée réussit à surmonter celle réalisée par les ressorts, ceux-ci commencent à grimper les uns sur les autres, forçant le plateau de pression à s’éloigner de la cloche, séparant ainsi les disques.

Dans les faits, cela reproduit essentiellement l’effet de tirer le levier de l’embrayage. Les disques, n’étant plus forcés les uns contre les autres, sont donc libres de glisser, empêchant la force provenant de la roue arrière d’entraîner le moteur. Aussitôt que la décélération de la moto diminue ou cesse (ce qui diminue la force exercée par la roue arrière en direction du moteur) ou que le moteur gagne en vitesse (et donc en puissance), la force des ressorts reprend le dessus et les rampes se séparent, les plaques se retrouvant à nouveau sous pression les unes contre les autres, et le transfert de puissance du moteur en direction de la transmission recommence. Et voilà! Fini le blocage de la roue arrière en décélération ou freinage (et tous les inconvénients et cauchemars que cela peut entraîner), et ce sans compromettre les reprises ou l’accélération. Un point à souligner est le fait que les embrayages antisautillements sont plus sensibles quant à la hauteur de l’empilage des plaques comparativement à un embrayage conventionnel, chose qui est peu surprenante compte tenu de la dynamique de son fonctionnement.

Raffinement et ajustement

Sans grande surprise, la poursuite de l’amélioration existe dans le domaine des embrayages antiblocage aussi et les ingénieurs ont trouvé des façons de les rendre plus efficaces. Par exemple, certains fabricants placent des billes de roulement entre les deux rampes pour obtenir un rendement plus fluide et constant. D’autre part, on a également trouver une façon de les rendre ajustables, ajoutant des ressorts supplémentaires (séparés des ressorts d’embrayages principaux), permettant ainsi de régler la quantité de glissements.

Notez les six rampes, celles-ci entrant en jeu en situations de décélération intensive.

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