Le monde des embrayages (1ère partie)

PAR Michel GarneauPosted on

La vaste majorité des motos vendues aujourd’hui sont munies d’une boîte de vitesses manuelle (à prise constante), chose qui veut forcément dire qu’elles se voient également dotées d’un embrayage. La maîtrise de ce dernier représente sans équivoque un des grands défis le temps venu pour le néophyte de vaincre la conduite d’une moto, et la réussite de ce rite s’avère sans doute un point culminant dans la carrière de pratiquement tous les motocyclistes. Permettez-nous donc de vous accompagner dans un voyage de démystification de cet élément incontournable de nos engins.

Mission première

Situé stratégiquement entre le moteur et la boîte de vitesses à l’intérieur du carter du groupe motopropulseur, l’embrayage, un couplage mécanique, a comme rôle de contrôler le transfert de l’énergie de rotation entre ces deux éléments. Dit autrement, il permet de coupler et découpler le moteur de la boîte de vitesses, les deux étant découplés lorsque le levier de l’embrayage est tiré et couplés lorsque celui-ci est relâché.

Une nécessité

L’embrayage est-il réellement un dispositif nécessaire? Absolument. Dans un premier temps, celui-ci demeure essentiel pour permettre le démarrage. L’embrayage n’étant pas forcément un interrupteur, on peut obtenir des positions intermédiaires entre pleinement couplé et complètement découplé, une caractéristique qui s’avère très avantageuse lorsqu’il faut amorcer le mouvement de la moto. Voilà qu’en relâchant le levier d’embrayage le moment venu de démarrer, on passe graduellement du découplage au couplage, introduisant un glissement dans le transfert de l’énergie de rotation, ce qui permet de synchroniser de façon graduelle les vitesses du moteur et de la roue arrière. Au-delà de cela, l’utilisation de l’embrayage le temps venu de changer de rapport, soit en interrompant le transfert de puissance, assure des changements plus en douceur, prolongeant la durée de tous les composants dans le groupe motopropulseur, principalement les nombreux engrenages dans la boîte de vitesses.

Composition et fonctionnement

L’embrayage se compose d’un ensemble de disques, les uns en acier placés en alternance avec les autres dits de friction (généralement recouverts sur les deux côtés d’un matériel fibreux qui offre beaucoup de frottement), ces disques étant disposés dans une cloche d’embrayage. Une des variétés de disques est connectée au vilebrequin par des cannelures, alors que l’autre est reliée à la cloche (par des dents à l’extérieur des disques qui s’engrènent aux fentes usinées dans la cloche), permettant à celle-ci d’entraîner le bras d’entrainement de la boîte de vitesses. On fait appel à des ressorts pour appuyer une pression (par le biais d’un plateau de pression) qui sert à forcer les disques ensemble, ayant pour effet de créer un lien positif et d’entraîner la boîte de vitesses. L’actionnement du levier d’embrayage fait comprimer les ressorts, relâchant ainsi la pression et permettant ainsi de séparer les disques, ce qui par le fait même découple le vilebrequin de la boîte de vitesses.

Un nombre toujours croissant de motos font appel à un mécanisme hydraulique pour coupler et découpler l’embrayage. Composé d’un maître cylindre actionné par le levier et agissant sur un cylindre récepteur, un des avantages cité de ce mécanisme est la diminution de la trainée à la suite de l’élimination du câble. Voilà que certaines compagnies offrent des kits permettant de convertir un système à câble en une configuration hydraulique (photo).

 

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