Le caoutchouc (quatrième partie)

PAR Michel Garneau Posted on

Cliquez ici pour lire la première partie.

Cliquez ici pour lire la deuxième partie.

Cliquez ici pour lire la troisième partie.

Comme nous l’avons vu à la fin de notre dernière chronique, il existe de nombreuses applications, dans nos motos et ailleurs, où le caoutchouc à lui seul n’est pas suffisamment résistant pour répondre à nos besoins. Dans de tels cas, on fait souvent appel à un caoutchouc renforcé (ou caoutchouc de composite). Mais de quoi s’agit-il au juste?

SÉPARÉS MAIS ENSEMBLE

Comme son nom l’indique, le caoutchouc de composite est un matériau fait de deux ou plusieurs matériaux constitutifs qui demeurent séparés et distincts à l’échelle macroscopique tout en formant un seul composant. Les matériaux constitutifs d’un composite sont classés en deux catégories : renforcement et matrice. Le renforcement est une fibre robuste (comme de la corde, de la fibre de verre ou du tissu en polyester, par exemple) qui donne au matériau sa résistance à la traction ou à la pression. Quant à la matrice, elle agit à la fois comme un adhésif liant les fibres et comme protecteur protégeant les fibres de l’environnement et permettant au matériau composite de résister à la dégradation. Sans grande surprise, dans le cas particulier du caoutchouc renforcé, c’est le caoutchouc qui joue le rôle de matrice.

  • Les pneus modernes sont conçus et fabriqués avec de nombreux renforcements, chacun choisi et disposé pour obtenir les caractéristiques désirées.
  • Les durites de radiateur et les autres conduits essentiels de nos véhicules sont souvent fabriqués de caoutchouc renforcé, les cordes à l’intérieur renforçant l’ensemble et le rendant plus résistant à la pression.

Alors que Harley-Davidson est aujourd’hui reconnu pour son utilisation exclusive de courroies d’entrainement sur ses motos, la première moto du fabricant à utiliser cette technologie fut la FXB 1340 Sturgis Special Edition 1980 (la lettre B dans l’expression FXB indiquant belt, ou courroie). cette migration des chaines utilisées antérieurement vers les courroies a permis de diminuer les niveaux sonores et les besoins d’entretien.

ET AINSI ÉVOLUÈRENT LES FIBRES

Tout comme ce fut le cas avec le caoutchouc lui-même, les fibres ont évolué avec le temps, et aujourd’hui il n’est pas rare que l’on fasse appel à des matériaux plus avancés et résistants, tels que des fibres aramides, de Kevlar, de PBO ou encore de carbone dans des applications plus exigeantes. L’introduction de ces renforcements hausse de façon considérable la résistance à la traction et permet à ces composants critiques de survivre aux milieux extrêmes dans lesquels ils doivent performer. Cette technologie a ouvert la porte à de nouvelles utilisations pour le caoutchouc, comme les exemples ci-dessous.

Chez ducati, tous les moteurs bicylindres modernes (à l’exception des moteurs de la série superquadro que l’on retrouve dans les modèles de la lignée panigale) utilisent des courroies pour entrainer les arbres à cames des moteurs. cette pratique débuta avec la célèbre pantah 500 sl 1979, la première moto du fabricant à
ne pas utiliser le système d’entrainement par pignons coniques pour lequel il était reconnu précédemment.

ARTICLES LES PLUS RÉCENTS



Harley-Davidson lance le modèle Low Rider El Diablo en édition limitée


Harley-Davidson dévoile une nouvelle peinture d’usine personnalisée Apex


BRP propulse l’aventure à un autre niveau pour 2023 avec les gammes Can-Am Spyder et Ryker


Yamaha annonce la mise en marché de la YZ450F et de d’autres modèles


Mitas applique des augmentations de prix dans son portefeuille de produits de pneus pour deux-roues et spécialités


Can-Am dévoile les deux premiers prototypes de sa prochaine gamme de motos électriques

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.