Harley-Davidson Low Rider S 2020 : Le retour vers le futur!

PAR Jean Paré Posted on

La Low Rider S 2020 est certainement la plus puissante et agressive de la lignée des Low Rider qui a vu le jour en 1977. Lors de l’apparition du modèle S en 2016, celui-ci était équipé du moteur Twin Cam 110 Screaming Eagle monté sur le châssis du défunt Dyna. En 2020, tout est revu de fond en comble.

San Diego (Californie). Dans sa foulée de présentation de nouveaux modèles, Harley-Davidson fait un petit retour dans le passé en introduisant la nouvelle Low Rider S 2020. Les nostalgiques fervents amateurs du défunt modèle Dyna, laissés pour contre en 2016, pourront reprendre du service cette année. La Low Rider S semble sortie tout droit des années 70-80. Elle dispose maintenant d’un cadre de type Softail qui offre de loin de meilleures performances et un look beaucoup plus classique que les anciennes Dyna à suspension arrière à double amortisseur qui lui donnait ce petit côté vintage.

Personnellement, je n’appréciais pas beaucoup la Dyna compte tenu de son confort et de sa tenue de route limités, combinés à mon grand gabarit qui souffrait rapidement après quelques heures. J’espérais donc vivre une tout autre expérience sous le soleil chaud de San Diego.

Crédit photo : Harley-Davidson Canada.

PREMIER COUP D’ŒIL

Côté look, rien ne change vraiment : le temps n’existe plus. Difficile de se situer au premier coup d’œil. Le style de la Low Rider S reste dans la plus pure tradition de ce modèle : position de conduite plus agressive, guidon court surélévé, petite bulle qui englobe le phare avant, selle courte monoplace et gros réservoir à essence sur lequel on retrouve les cadrans. Exit le gros filtre à air conique et les amortisseurs latéraux : ils sont remplacés par un filtre plat et un mono amortisseur dissimulé sous le siège.

La finition sombre lui donne un petit côté « badass ». Le chrome fait place au noir que ce soit pour le moteur, la cache de transmission, l’admission, les carters, les silencieux, la fourche, le guidon, la console du réservoir, tout y passe et c’est vraiment réussi. Le feu arrière à DEL fait certainement un clin d’œil aux modèles des années 70-80 alors qu’Harley-Davidson était sous l’emprise d’AMF, période sombre de son histoire pour la fiabilité : c’était la bonne vieille époque du coffre à outils!!! Les jantes Radiate en aluminium de couleur Dark Bronze viennent finalement compléter ce beau mariage de style.

Crédit photo : Harley-Davidson Canada.

L’HEURE DE VÉRITÉ

Le soleil est radieux, le temps est clément. Passons maintenant aux choses sérieuses. Bien installé sur la Low Rider S, je sens déjà que la journée va être amusante : la selle est confortable et basse, les bras élevés grâce à un guidon plus haut et  les repose-pieds qui ne sont plus positionnés vers l’avant mais plutôt au milieu, ce qui assure une meilleure ergonomie pour la position de conduite. Ajoutez à cela une fourche inversée qui améliore la réactivité de la direction, en plus d’un angle de chasse qui a été réduit de 30 à 28 degrés afin d’améliorer la maniabilité, et tout à coup vous vous sentez dans un contexte beaucoup plus sportif.

Qui dit puissance dit bon freinage! Celui-ci est assuré à l’avant par deux disques de 300 mm qui en améliorent la performance. Les freins antiblocage (ABS) sont de série sur la S : selon moi, ils devraient être de série sur tous les modèles. Elle est chaussée sur des pneus haute performance Michelin Scrocher 31. Son pneu avant de 19 pouces lui assure une maniabilité étonnante.

On retrouve le moteur Milwaukee–Eight 114 de 1 868 cm3, la plus importante cylindrée pouvant être montée en usine sur le châssis Softail, pour assurer la puissance de la Low Rider S. Le couple est puissant et le système interne à deux contrepoids élimine suffisamment les vibrations pour rendre la randonnée agréable sans toutefois affecter la sensation de conduite : après tout, une Harley, c’est une Harley!

Dès le départ on sent la puissance de cette moto… et son poids. Étonnamment, elle est plus lourde qu’elle n’y parait à l’arrêt. Un son rauque et sourd se dégage de l’échappement : plus je tords la poignée et plus le son est agréable à l’oreille! Rapidement j’ai un sentiment de déjà vu, puisque je retrouve plusieurs similitudes avec la Fat Bob, ce qui me plait bien. La Low Rider S est certainement la plus maniable à piloter de toutes les Softails. Sur les routes sinueuses de la Californie, elle ne bronche pas et son caractère beaucoup plus agressif et sportif ressort. Le nouveau positionnement des repose-pieds permet d’attaquer les courbes avec beaucoup plus d’assurance, la garde au sol étant améliorée. Les accélérations sont vives, les pneus collent et le système de freinage est performant. Je peux vous assurer qu’il a travaillé très fort durant cette journée! La position de conduite est étonnamment confortable : je dois tout de même vous avouer que la Low Rider S n’est pas très adaptée pour un pilote de six pieds et plus. Rapidement j’ai senti des fourmis dans les jambes puisque j’avais les genoux trop repliés.

N’étant pas un grand fan des modèles Dyna, j’avais tout de même quelques appréhensions face à cette Low Rider qui au premier coup d’œil est une Dyna! Elle n’en a que le look, car sur la route, elle se comporte à merveille. Quant à moi, cela est dû en grande partie au châssis Softail et à la suspension. Beaucoup plus confortable, beaucoup plus maniable et beaucoup plus agile et beaucoup plus agressive et sportive, la Low Rider S m’a quasiment conquis.

Crédit photo : Harley-Davidson Canada.

VERDICT

Je ne comprends pas vraiment l’utilité de la bulle avant sinon que pour le look, parce que côté protection contre le vent, on repassera. D’ailleurs, la finition intérieure de cette bulle laisse à désirer : j’aurais plutôt opter pour y insérer les cadrans. On les retrouve sur le réservoir à essence, ce qui fait qu’il faut quitter la route des yeux pour les consulter : mauvaise idée. Est-ce que j’en achèterais une? Non, à mon avis le prix est trop élevé pour  ce type de machine. Par contre, les nostalgiques de Dyna vont adorer… et même plus. Elle est vraiment supérieure aux anciens modèles et vous assurera des sensations fortes : là où votre Dyna vous laissait tomber, la Low Rider S vous surprendra!

Crédit photo : Harley-Davidson Canada.

« Le look du nouveau Low Rider S s’inscrit dans l’héritage des modèles des années 80, dont la réputation s’est répandue du sud de la Californie jusque dans le monde entier,  et dans celui du récent modèle Low Rider S conçu sur une base de Dyna. Nous avons appliqué ce style inimitable né au bord du Pacifique et cette attitude tournée vers la performance au châssis Softail pour créer un Low Rider S plus puissant et agile que jamais, avec une forte dose de personnalité. » Brad Richard, vice-président au style & design chez Harley-Davidson.

Crédit photo : Harley-Davidson Canada.

Moteur : Milwaukee-Eight 114, bicylindre en V culbuté à refroidissement par air

Cylindrée : 1 868 cm3

Puissance : 93,8 ch @ 5000 tr/min

Couple maximal : 161 Nm @ 3 500 tr/min

Alimentation : injection électronique

Transmission finale : par courroie

Boite de vitesses : 6 vitesses

Pneu arrière : 180/70B16, 77H, BW

Pneu avant : 110/90B19, 62H, BW

Suspension avant : fourche inversée SHOWA 43 mm

Suspension arrière : mono amortisseur  SHOWA

Frein avant : deux disques de 300 mm, 4 pistons fixes, ABS

Frein arrière : simple disque de 2600 mm, 2 pistons flottants, ABS

Échappement : 2-en-2 décalé, Shotgun; catalyseur intégré dans le silencieux

Hauteur de la selle : 690 mm

Poids : 295 kg

Réservoir à essence : 18,9 litres

Prix : 23 599 $

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