Made in Italy

PAR Neil GrahamPosted on

Le photographe saisit l’instant. Ce qui nous permet, à nous, de regarder tout à loisir les gens, les paysages… et les motos que nous aimons ou qui sortent de l’ordinaire. Alors, installez-vous confortablement et découvrez ces belles machines d’un autre temps.  Prenez le temps d’examiner les détails, d’apprécier les chromes, de voir combien les motos d’hier sont à la fois très différentes et très semblables à celles d’aujourd’hui.

Chaque année à partir de cette année, nous préparerons un numéro où l’on retrouvera une sélection de motos significatives en provenance du monde entier. À tout seigneur tout honneur, nous commençons avec un pays qui a toujours produit des motos parmi les plus belles qui soient : l’Italie.

Black Ducati
Cette Ducati 900SS 1978 a eu droit à une seconde vie grâce à Reza Nadali. Quand il a déniché la machine en 2009, elle était passablement amochée, conséquence d’un séjour de 28 ans dans une grange… Mais il l’a entièrement remise à neuf, pièce par pièce : « Ça m’a demandé énormément de travail, mais ça valait la peine! ». Quand Reza a conduit sa 900SS pour la première fois, il en a eu des frissons. « C’était incroyable, fantastique! Elle était exactement comme je l’imaginais : le son, les performances, tout! »

Yellow Ducati
Plus jeune, le propriétaire de cette Ducati 350 Desmo 1974 avait eu un coup de foudre pour un modèle semblable – mais de couleur argent. Alors, quand il a vu son rêve de jeunesse à vendre, il l’a tout de suite achetée, même si elle était en piteux état. Il a confié la reconstruction du moteur et la peinture à des spécialistes. Mais pour le reste, il a fait une grande partie du travail de restauration lui-même. Quand il a roulé sur la 350 pour la première fois, notre nouveau ducatiste s’est tout de suite senti à l’aise : « c’est vraiment une moto construite en fonction du pilote ».

Red Ducati
Plusieurs considèrent la Ducati 916 comme la plus belle moto jamais fabriquée. Son propriétaire, notre collaborateur Neil Graham, affirme que c’est aussi la plus inconfortable au monde… Mais il ajoute que même si elle n’est pas très puissante d’après les normes actuelles (90 ch), les sensations de conduite qu’elle procure sont exceptionnelles. Neil l’a achetée en 1995 après avoir écrit dans une chronique que la 916 deviendrait certainement une classique. « À l’heure actuelle, elle vaut à peu près le prix d’un scooter… mais dans 20 ans je suis sûr qu’elle va valoir une fortune! »

Parilla – silver and black, peeling paint
Cette Parilla MSDS 175 est un modèle de 1957. Son propriétaire, John Cooper, l’a achetée il y a trois et il a dû mettre « beaucoup d’énergie » pour la remettre en marche. Pour son baptême de la route, il l’a emmenée à l’épreuve de Motogiro America, en Californie. La Parilla était techniquement avancée pour l’époque avec son moteur à arbre à cames en tête, mais son frein avant n’a pas tenu le coup… Peu importe, Cooper ne peut pas résister quand il voit une moto d’une marque « rare et inconnue » qui a besoin d’une résurrection!

Moto Rumi – red seat
Quand Ferruccio Gazzola a vu cette Moto Rumi 125 Sport 1954 à vendre dans un magazine spécialisé, il s’est dit que c’était sans doute une bonne affaire. Erreur! Lorsque la moto est arrivée, expédiée depuis l’Oklahoma, il a constaté que le réservoir était troué, que le carter était défoncé, et que plusieurs pièces importantes manquaient à l’appel… Deux ans plus tard, il réussissait tout de même à participer au rallye de l’Association canadienne de motos anciennes. Un problème de chaîne d’entraînement a ralenti les ardeurs du petit deux temps cette année-là. Mais Gazzola n’a pas abandonné, et il a gagné le premier prix du rallye l’année suivante.

Gilera
En plus d’avoir un nom compliqué, cette Gilera 124 4V Strada 1967 est très jolie. Mais pour son propriétaire, Ferruccio Gazzola, elle a surtout une forte valeur sentimentale. Au début des années 1960, cet Italien d’origine avait roulé jusqu’à Monza, sur une Gilera semblable à celle-ci, pour aller voir courir le grand Giacomo Agostini. Puis avant de quitter l’Italie pour le Canada en 1966, Gazzola a troqué sa Gilera pour un cyclomoteur destiné à son père. Aujourd’hui encore, il regrette de l’avoir vendue. Mais il peut se consoler avec ce magnifique modèle remis à neuf, repeint et rechromé.

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