Le GS Challenge Sécurité Active Moto Internationale

PAR Moto JournalPosted on

J’avais déjà entendu parler d’une bande de propriétaires de BMW de la série GS qui se rencontraient depuis déjà deux ans à la mi-septembre pour des randonnées amicales visant à exploiter le côté hors route de leur machine. Lorsque Gabriel m’a demandé si je souhaitais participer à l’édition 2009, je n’ai pas réfléchi une seconde et j’ai accepté sur-le-champ. Imaginez; trois jours à rouler dans les bois sans autre limite de vitesse que celle dictée par la peur ou le gros bon sens ! Surmonter des obstacles à moto qu’on n’oserait même pas traverser à pied et trouver ça amusant… avec une moto d’au moins 180 kg ! En guise de préparation mentale, je me suis tapé le reportage que Michel Garneau avait pondu lors de l’édition originale en 2007. Son récit me préparait au pire mais je me disais qu’avec la température clémente des dernières semaines, il ne devrait pas y avoir trop de problèmes avec les trous de boue et sentiers inondés.
 
Je me suis donc pointé au rendez-vous à 6 h 45 vendredi matin chez Moto Internationale. Le temps était humide et venteux, on aurait dit qu’il allait pleuvoir. Comme de fait, ce fut toute une averse qui tomba sur les participants attendant de remplir les formalités d’usage dans le stationnement. Mais personne ne parut dérangé par cet écart de dame Nature et tous se dirent que tant qu’à avoir de la pluie, autant en être débarrassé tout de suite. C’est drôle, mais nous ne reçûmes aucune autre goutte de tout le week-end. C’est à croire que Charles Gref et sa bande avaient « commandé » de la pluie uniquement pour tester l’étanchéité de notre équipement ! Une fois les consignes de sécurité et les points de ralliement donnés, j’appris que je ferai équipe avec Costa Mouzouris et Bertrand Gahel. Bonne ou mauvaise nouvelle ? À eux deux, ils cumulent plusieurs années de conduite sur tous les types de motos et dans différentes conditions.

Mon but n’étant pas de parcourir le tracé le plus rapidement possible mais bien d’arriver à la pourvoirie sans me casser les os et sans faire de chute, je me suis dit que je pouvais quand même tirer mon épingle du jeu avec mes illustres partenaires. Dès le début, nous avons adopté une cadence limitée par le temps imparti qui nous empêchait de dépasser les limites de vitesse par plus de 10 km/h, au risque de perdre tous nos points alloués pour la journée (comme on nous l’a souvent répété, il ne s’agissait pas d’une course). Nous devions donc nous rendre au St-Hubert de Tremblant pour le dîner (où aucune boisson alcoolisée ne nous serait permise) pour ensuite passer aux choses sérieuses. Je ne sais pas si c’est par manque d’attention de notre part ou bien à cause des fusions municipales, mais nous sommes passés devant le resto sans le voir et avons roulé un bon 25 km avant de nous rendre compte de notre égarement (ha ! les journalistes !).

Une fois arrivés, nous en avons profité pour nous débarrasser de l’encombrant équipement de route en le déposant dans un camion nolisé pour l’occasion. Par mégarde, Bertrand déposa son casque à l’arrière du camion et entra dîner. À notre sortie, vous l’avez deviné, le camion était reparti et le casque aussi… Heureusement, un concessionnaire avait pignon sur rue à quelques centaines de mètres de là. Nous repartîmes donc avec un léger retard sur le groupe, mais nous allions compenser un peu… Les routes secondaires menant à la ZEC  de la maison de pierre se tortillent comme un serpent. Notre trio de bicylindres parallèles (F650GS pour Bertrand et moi, F800GS pour Costa) se montra particulièrement bien adapté à ce genre de route, nous permettant une cadence digne de motos plus puissantes, bien que nos montures soient chaussées de pneus plus conformes au hors route. Une fois le plein fait à la dernière station-service disponible avant de disparaître dans les bois profonds, nous avons roulé sur plusieurs kilomètres pour arriver au premier embranchement où nous devions choisir quel parcours nous suivrions pour nous rendre à la pourvoirie.

Cette année, il y avait trois choix de niveau de difficulté : soit le trajet Panoramique composé de routes en gravier, le Challenge comprenant des routes en gravier, des sentiers étroits comportant de la boue, des pierres, de l’eau et des sections techniques. Quant au parcours Double Diamant (semblable au Challenge mais avec encore plus d’embûches), il était réservé aux concurrents ayant déjà participé au Challenge ou à ceux parrainés par quelqu’un ayant déjà participé. Par défaut, nous étions inscrits dans la classe Panoramique. Comme nous en avions discuté au dîner, nous décidâmes donc de sauter une étape et de passer au niveau Challenge. Voir Costa recouvrir sa moto de boue, qui jusque-là était restée immaculée, nous indiqua que le plaisir commençait ou plutôt que les ennuis ne tarderaient pas à nous tomber dessus. Comme promis lors du discours du matin, nous allions avoir droit à une panoplie de conditions variées : du sable, des ornières, des trous, des côtes de roches et des sentiers juste assez larges pour passer le guidon.

Pour pimenter la randonnée, des sections spéciales seraient à notre disposition pour nous permettre d’ajouter des points à notre total. Car il est à noter que chaque chute ou encore chaque demande d’aide se solde par la perte de points et ainsi une dégringolade au classement des équipes. Jouant la carte de l’économie d’énergie, nous avons décidé de faire fi des trappes (dunes) de sable. Comme dans tout rallye, nous avons rattrapé des équipes un peu plus lentes. Le règlement stipule que si nous demandons la permission, il est possible de dépasser sans être pénalisés. Certaines équipes avaient sous-estimé les difficultés de ce parcours et nous en avons profité pour passer devant, dans une section serrée comportant bon nombre de trous de boue.

À mes yeux, le plus gros obstacle que nous avons dû surmonter en cette première journée fut la traversée d’un ruisseau dont les deux versants coupaient presque à angle droit. Mes compagnons ayant pris un peu d’avance, à mon arrivée, Costa avait déjà traversé ledit ruisseau et Bertrand tentait de garder sa monture à la verticale tout en essayant de remonter de l’autre côté. Ayant pu observer ce qu’il ne fallait pas faire, j’optai pour la plus simple des solutions : « Tu gazes et tu vas tout droit ». À ma grande surprise, ça a fonctionné ! J’utiliserai donc cette méthode dans chacun des trous de boue rencontrés au cours du week-end. Le reste du trajet de cette première journée se termina avec plusieurs montée et descentes de côtes de roches variant de la grosseur d’un pamplemousse à celle d’un casque intégral… Là encore, la sagesse me dictait de rouler lentement et droit, probablement encore une fois la bonne méthode pour éviter de faire du surf à la bavaroise !
 
Nous sommes arrivés à la pourvoirie vers les 18 h, fatigués mais le sourire aux lèvres. Après une douche fraîche, en attendant le repas, tous se rassemblèrent au pavillon central pour échanger sur le déroulement de la journée. Certains veillèrent jusqu’à des heures tardives tandis que d’autres (visant sûrement les honneurs individuels), sitôt le repas fini, partirent se coucher. À 6 h le samedi matin, j’ai compris pourquoi les plus rusés s’étaient couchés tôt. Marc Fontaine, notre sympathique organisateur, nous réservait une surprise pour nous sortir des bras de Morphée : il avait réquisitionné l’ambulance des paramédicaux et nous faisait une belle imitation de certains visiteurs matinaux avec son : « Réveillez-vous ! » entrecoupé de coups de sirène ! Il sortit tout le monde du lit sauf Bertrand qui, même avec le martèlement énergique du mur de sa chambre par Costa, resta endormi jusqu’à 8 h 30. Au déjeuner, on nous annonça que la veille, un participant avait égaré son portefeuille et ses clefs…
 
Après les explications des règles et la démonstration sans faille par Charles Gref Jr commentée du haut de sa HP2, tous purent constater que les 9 sections du parcours d’habileté (trial) de cette année comportaient un niveau de difficulté assez élevé compte tenu de la taille de nos machines. Pour ajouter du piquant à la compétition, une course à pied déciderait de l’ordre des départs (ce sera la seule course dans le sens propre du terme). Le spectacle était du plus haut comique, on aurait dit une cour de récréation mais avec de grands ados attardés, portant des bottes incompatibles avec la course à pied. Plusieurs chutèrent plus durement que pendant le reste de la fin de semaine ! Quand je vous dis de bien vous habiller pour faire de la moto… Le défi était pourtant bien sérieux : à la fin des épreuves, les cinq premiers du classement pilotant des motos BMW de plus de 1 000 cc se retrouvaient en finale dimanche matin avec pour enjeu de représenter le Canada à la Coupe du GS Trophy 2010 en Afrique du Nord.
 
En après-midi, après avoir ingurgité quelques hamburgers (excellents d’ailleurs !) nous sommes repartis pour une autre boucle de 70 km avec quelques beaux défis. Les premiers kilomètres comportaient une quantité impressionnante de grosses roches. J’en venais même à m’imaginer un G.O. prenant plaisir à ajouter des cailloux pendant la nuit, juste pour qu’on ait plus de fun ! Du fun, c’est l’équipe de tournage du collègue Martin Horick, pour l’émission HP diffusée sur V télé, qui dut en avoir. Ces gens me suivaient dans cette section particulièrement accidentée à bord de véhicules tout-terrain et bien sûr, ils étaient armés de tout leur attirail pour capter sons et images. Ce qui devait arriver arriva, je suis parti de travers, juste devant la caméra, et me suis retrouvé hors piste, une épinette accrochée à mon repose-pied droit m’empêchant d’avancer ! Tant qu’à avoir l’air fou, aussi bien en profiter, je les ai réquisitionnés pour m’aider à tirer ma fausse 650 cc de sa fâcheuse position et suis reparti en les remerciant, les sachant en train de s’éclater !
 
Les paysages de cette deuxième journée m’apparurent plus diversifiés que la veille. Nous sommes sortis de la forêt pour nous retrouver en altitude (à force de monter des côtes de roches !) et jouissions d’une vue magnifique sur un paysage apocalyptique de marais et de zones dénudées de toute végétation. Les trous de boue ne font pas dans la poésie et nous en rencontrâmes assez pour en faire une indigestion. Lors de la traversée d’un trou particulièrement long et profond, Bertrand inclina un peu trop sa moto et enroula son sélecteur de vitesse autour de son repose-pied gauche. Apparemment, tout ce qui se courbe peut reprendre sa forme originale en y mettant la force nécessaire. Après quelques efforts, le levier retrouva presque sa forme originale et nous pûmes repartir.

Peu de temps après, nous arrivions les premiers sur le site de ce qui semble le plus gros défi de la randonnée. En effet, une dame de castor inonde le sentier sur plusieurs dizaines de pieds. Nous nous demandions s’il s’agissait bien du bon endroit pour passer, mais la pancarte BMW bien en évidence et les balises que l’on apercevait de l’autre côté de la mare nous confirmèrent ce que nous craignions. Ne trouvant aucune trace apparente, nous nous demandions aussi par où avait bien pu passer Costa qui nous devançait… Après une reconnaissance des lieux et une mesure de la profondeur, nous avons décidé d’attendre sagement que des participants plus expérimentés nous tracent la voie. Un premier convoi composé de motos double usage plus maniables et avec plus de garde au sol que nos machines passa enfin. Nous n’étions pas encore convaincus et avons préféré laisser passer le prochain groupe composé de Jérôme St-Gelais, Daniel Lamer (c’était lui le gars qui avait perdu son chandail polaire pas de manches avec ses clés de moto et son portefeuille, pour finalement retrouver lesdits objets dans son top case barré avec la clé qu’il avait pris soin de bien ranger dans son manteau de moto…) et Gilles St-Onge.

Ce dernier nous prouva que même une R1200GS peut avoir une direction très légère ! Au beau milieu de la traversée, rencontrant un amas de pierres, sa GS vira à 90 degrés pour pointer vers la végétation et non la sortie ! Mais comme l’esprit est à la camaraderie, tous rirent un bon coup, prirent nombre de photos et, avec l’aide de Jérôme, notre aventurier sortit de sa fâcheuse position. Entre-temps, notre ami Mouzouris nous avait rejoints (il avait emprunté le parcours Double Diamant pendant quelques kilomètres sans s’en rendre compte) et nous informa de la bonne trajectoire à suivre. Finalement, la bonne trajectoire était à droite des roches… Le son de bateau à aubes que fait l’eau qui roule devant la moto et le fait de rouler sans la moindre idée de la constitution du fond demeurent une expérience inoubliable. Le reste de l’après-midi fut consacré à la traversée d’autres trous de boue, mais d’ampleur moins impressionnante, quoique je reçus un bain de boue après avoir suivi de trop près l’auteur du Guide de la Moto ! Je te crois Bertrand quand tu dis ne pas m’avoir vu !

Au souper, le méchoui et la remise des prix et trophées remplirent la soirée et tous (sauf les cinq finalistes) allèrent se coucher assez tard sans savoir de quelle manière ils seraient réveillés le lendemain… Mais même les plus prévoyants se firent aussi jouer des tours. Marc Fontaine avait pris soin d’enlever le silencieux de sa HP2 pour nous offrir un petit concert matinal. Mais, à son insu, un ange gardien l’avait réinstallé… C’est donc avec un échappement de série que Marc tenta de réveiller le camp… Bien essayé, Marc !

La grande finale opposant les cinq premiers pilotes de motos BMW de 1 000 cc et plus commençait : Patrice Glaude, Dominique Lemaire, Christian Coupal, Jean l’Écuyer et Martin Roy. Pour égaliser les chances, ils piloteraient tous la F800GS qui avait été prêtée à Andrés Memi, pilote argentin ayant participé au dernier Dakar invité pour l’occasion. Aux dix sections de la veille (quelque peu modifiées) s’ajoutait une épreuve de freinage d’urgence. Après deux heures, quelques pieds par terre, plusieurs chutes et de belles démonstrations d’adresse, le vainqueur fut enfin déclaré : Dominique Lemaire sera de l’équipe canadienne en octobre 2010 en Afrique !

Après dîner, des groupes se formèrent pour le retour libre à la maison. Une seule consigne : être prudent lors du retour à la civilisation ! Accompagné de Norman Wells et Richard Jackson de BMW Canada, je me suis joint aux deux frères siamois de Moto Vanier (Roger et Jean-Guy Bibeau). Rouler avec des légendes du dirt track québécois n’est pas donné à tout le monde, aussi en ai-je profité pour vérifier ma technique. Ne m’étant pas fait distancer, dois-je en conclure que le Challenge GS a fait de moi un meilleur pilote hors route ? Sûrement ! C’est bizarre comme sensation de retourner sur l’asphalte après trois jours de pistes. Tout semble sans défi (sauf éviter les automobilistes) et j’en viens même à penser qu’au printemps prochain, je me laisserais peut-être tenter… mais n’en parlez pas tout de suite à ma blonde…

Je lève mon chapeau à toute l’organisation dont beaucoup travaillent dans l’ombre. Le professionnalisme, la camaraderie et la chaleur humaine qui se dégagent d’un pareil évènement valent la peine d’être vécus au moins une fois dans une vie… À ceux qui rêvent du Dakar, sachez qu’aujourd’hui, il est possible d’en vivre un aperçu ici, à une infime partie du coût. De plus, vous serez encadrés par des professionnels, allez-y, les places sont limitées !

La pourvoirie
La pourvoirie du lac Beauregard accueille depuis trois ans le GS Challenge Sécurité Active Moto Internationale. Depuis son acquisition par Jean-Luc Duquette et Julie Prud’Homme en août 2003, le site a subi une véritable cure de rajeunissement. Ouverte à l’année, cette pourvoirie reçoit des groupes de chasseurs, pêcheurs, motoneigistes, vacanciers, amateurs de VTT et bien entendu, le GS Challenge. Située dans les Hautes-Laurentides et couvrant une superficie de 146 km2, l’étendue du domaine est à l’image de l’accueil et du service de nos hôtes. Même la broue est une recette spécialement conçue pour eux : La Beauregard, une bière du Nord !  www.pourvoiriebeauregard.com
 
Marc Fontaine :
L’homme derrière, dedans et devant le GS Challenge Sécurité Active Moto Internationale.

Marc, peux-tu nous donner une idée de l’ampleur du travail qu’un évènement comme celui-ci peut occasionner ?

–    La préparation sur le terrain (ceci n’inclut pas tout le travail de bureau accompli par Chantal Cournoyer et ses acolytes…) nécessite un mois de boulot à temps plus que plein, on parle ici de journées commençant à 6 h 30 et se terminant – à l’aide d’une lampe frontale – plusieurs heures après le coucher du soleil… Préparer les sentiers, c’est passer la herse de trois à quatre fois, marcher pendant quatre kilomètres en enlevant les branches à mesure que l’on défriche. Confectionner et installer de 500 à 600 flèches pour baliser les sentiers. Prévoir des sentiers de rechange au cas où…

Comment décrirais-tu le participant moyen ?

–    C’est une personne dans la jeune quarantaine, possédant souvent plus d’une moto et ayant généralement suivi un cours de conduite avancée soit sur route ou hors route. Pour certains, c’est l’évènement de l’année. Les gars (et aussi les filles) préparent leur moto en conséquence ou encore vont même jusqu’à aller en chercher une aux États-Unis tant la moto convoitée peut être difficile à se procurer au Canada (HP2). On parle ici de l’occasion d’utiliser une moto conçue pour être utilisée en sentier et aussi de se prouver qu’on peut la brasser et avoir du plaisir en gang de façon sécuritaire. Les valeurs véhiculées demeurent le sérieux, le calme et le respect. C’est un défi envers soi-même, personne ne vient ici pour se blesser ou se stresser !

D’où vient l’idée de créer un tel évènement ?

–    L’idée vient de Charles Gref qui avait participé au premier GS Challenge en Afrique du Sud en 2004. En 2007, il me lance le défi (en fait, il m’a lancé le DVD de l’édition sud-africaine!) avec un ultimatum pour trouver un endroit au Québec o’u pourrait se dérouler un tel évènement. J’avais environ un mois devant moi…

Quels étaient tes critères pour la sélection du site ?

–    À l’origine nous devions aller explorer la région de La Tuque, mais un concours de circonstances (nommé Gerald Kimpton, personnage bien connu dans le monde de la moto) nous a mis en contact avec Jean-Luc de la pourvoirie Beauregard. Je lui ai demandé de me montrer des beaux sentiers, du sable, de la boue, des roches, et des installations pouvant accueillir des concurrents pendant trois jours. Il avait tout ça et en plus, il pilotait déjà une BMW ! Une grande partie du succès lui revient : l’accueil chaleureux qu’il réserve aux participants, le nombre de commodités tout en étant aussi éloignés de la civilisation; son sourire contagieux et sa façon de nous faire savoir qu’il n’y a pas de problème nous enlèvent une bonne part du fardeau.

Évaluation :

Casque Bell MX-1 Bones
Le modèle juste au dessous du Moto 8 dans la gamme Bell demeure un excellent choix pour un usage en compétition ou encore pour le pilote d’une moto double usage. Sa coque de polycarbonate est conforme aux normes Snell & DOT et pèse autour de 1 500 grammes. Le rembourrage intérieur est amovible et lavable. Le graphisme quant à lui est réussi et offert dans un vaste choix de couleurs. Des ouïes de ventilations font pénétrer l’air par le front et l’évacuent par l’arrière. J’aurais aimé que ces trappes soient refermables par temps plus frisquet… Après une bonne dose de poussière, le nettoyage de la doublure se fit aisément et prit moins de temps que mon propre nettoyage ! Ce casque sait se faire oublier, trop souvent nous devons roder un casque et subir une période d’adaptation. Avec le MX-1 les seules choses qui me tracassèrent furent le fait que je devais en porter un large (je porte toujours du médium) et la sangle est un peu longue, même si on l’attache à l’aide du bouton-pression situé à son extrémité. Le MX-1 constitue un bon rapport qualité/prix et marque un retour de la marque américaine au premier plan. Distribué par Outdoor Gear Canada.

Lunettes Smith SME
Ce sont les lunettes d’entrée de gamme chez Smith. Ce modèle est publicisé comme étant superposable aux verres correcteurs. Dans mon cas, les contacts trop fréquents entre les verres correcteurs, les lunettes et mon visage me décidèrent d’opter pour le port de lentilles cornéennes. Pour le prix, je ne pouvais demander plus. L’ajustement est parfait, il n’y a aucune distorsion et elles résistent bien aux égratignures. Pour un usage en dehors des pistes de motocross, payer plus cher serait inutile. Distribuées par Kimpex.

Veste Xtreme CORE OFF-ROAD
Cette veste à usages multiples se caractérise par la solidité de ses attaches Velcro®. En effet, l’une des attaches servant à ajuster le poignet gauche s’est littéralement décousue en essayant de séparer le velours du crochet. Mis à part cet incident nécessitant une réparation mineure, la veste constitue un bon achat ne serait-ce que pour son étanchéité et sa capacité à garder son propriétaire au chaud. La doublure et le col montant très haut au niveau du cou permettent de rouler avec seulement un T-shirt à des températures avoisinant les 10oC sans frissonner. Le nombre et le volume des diverses poches (dont une dorsale) permettent de transporter une quantité impressionnante de choses sans s’en rendre compte. La mousse protectrice aux épaules et aux coudes gagnerait à être plus épaisse, mais il est possible d’insérer des protections sans se sentir à l’étroit. Lorsque cette veste est portée sur la route à vitesse d’autoroute, les sangles situées au niveau des côtes et des biceps permettent de bien ajuster la veste et ainsi d’éviter tout ballottement. Très bon rapport qualité/prix pour une utilisation au printemps et en automne et peut-être même en hiver ! Distribuée par Motovan.

Pantalons Yamaha Klim Chinook
Distribués par Yamaha, les pantalons enduro de Klim Technical Riding Gear sont conçus pour que la jambe s’insère à l’intérieur de la botte. Vêtement conçu pour une utilisation hors route, les fermetures éclair situées sur les cuisses permettent une bonne ventilation lors de journées plus chaudes. Les poches cargo se referment aussi à l’aide de fermetures éclair. Confortables et facilement ajustables (je les ai portés seuls et avec un épais caleçon) ces pantalons m’ont gardé au chaud et au sec pendant tout le week-end. N’étant pas un grand expérimenté en hors route, j’ai principalement passé les trois jours du Challenge assis, je sais qu’une moto se contrôle mieux debout, mais au train où j’allais, ça ne faisait pas une grosse différence. Donc après plusieurs kilomètres, mon postérieur et l’intérieur de mes cuisses ne montraient aucune trace d’abus. Le fait que le nom Yamaha soit inscrit en caractères gras sur chaque jambe ne me valut aucune remontrance, étrange à un rassemblement BMW… Ce doit être l’état d’esprit de l’évènement ! Vendus chez les concessionnaires Yamaha.

Bottes Forma ATV One
Ces bottes que certains seraient portés à ne pas considérer à cause de leur nom (en 2010, elles s’appelleront Adventure) sont effectivement conçues pour le VTT, mais elles se prêtent très bien à une utilisation en double usage. Elles sont pourvues de trois boucles ajustables, remplaçables, faciles à refermer et munies d’une membrane en Drytex imperméable. Après avoir roulé dans l’eau sur plusieurs mètres, j’étais le seul à ne pas ressentir la sensation de marcher avec des bottes de caoutchouc pleines d’eau. Oui, l’eau a pénétré, mais je ne la sentais pas. Les pantalons Klim pouvaient être insérés à l’intérieur sans problème. Le niveau de confort et de protection apporté par les différents renforts et insertions placés aux endroits stratégiques m’a gardé en confiance malgré mon pilotage parfois erratique… En utilisation sur route, si l’on compare avec des bottes conçues exprès pour cet usage, les ATV One restent plus rigides et sont mieux adaptées à des repose-pieds non recouverts de caoutchouc. La seule couleur offerte en 2009 est le combo brun/noir/gris, peut-être pas assez tape-à-l’œil pour certains. Les modèles 2010 avec leur nouveau nom seront peut-être plus attirants, mais en terme de qualité, espérons que ces bottes resteront au même niveau. www.formaboots.ca

Sac de réhydratation Camelbak Havok
Comme la marque Frigidaire, Camelbak demeure la référence en matière de sac de réhydratation. Étant moi-même une sorte de dromadaire (si je n’ai rien à boire, je fais avec), c’était la première fois que je me servais de ce type de sac. Je me surpris donc à boire mon trois litres d’eau par jour sans effort. En effet, l’eau glacée déposée dans le contenant à grande ouverture le vendredi midi était encore fraîche le samedi matin ! Ma première appréhension de boire une eau au goût de caoutchouc fut vite dissipée, le seul arrière-goût provenant de la poussière déposée sur le bec (oui, oui, je sais, il vaut mieux l’essuyer avant). L’espace restant (18 litres) du sac fut largement utilisé. La pochette étanche servant à garder à l’abri caméra et autres objets fragiles. La pochette extensible peut contenir un casque intégral, je l’ai testée et en plus la section médiane peut engouffrer des objets de taille moyenne sans problème. Les sangles rattachant les bretelles font bien leur travail malgré que dans un monde parfait, celle du haut gagnerait à être située un peu plus bas car elle avait tendance à m’égorger ! Distribué par Outdoor Gear Canada.
 

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