Kymco Downtown 300i: fonctionnel, mais petit pour les grands

PAR Steve ThorntonPosted on

Un scooter pour prendre sa place dans le trafic

En s’apprêtant à sortir d’un stationnement, un des membres de notre équipe d’essai a été rappelé à l’ordre subitement: ceci n’est pas une moto. Le jour tombait, notre homme était fatigué et il a décidé de contourner une auto qui bloquait la sortie. En arrivant à la hauteur du conducteur, il a actionné l’embrayage pour passer la deuxième vitesse, et le scooter s’est immobilisé d’un coup sec…
Il avait oublié que le levier de gauche est un frein…

À la décharge de notre pilote, il faut dire qu’on avait parfois l’impression d’être sur une moto quand on roulait sur le Kymco Downtown 300i. C’est peut-être à cause de la vivacité de ses accélérations ou de sa carrosserie pleine grandeur. Quoi qu’il en soit, il nous arrivait d’oublier qu’on était à bord d’un scooter. Heureusement, le pilote a pu garder le contrôle de sa machine et cet incident n’a pas eu de conséquences (en partie parce que ce levier actionne le frein arrière – et non celui d’en avant).

Sans être aussi vif qu’une moto de taille comparable, le Downtown est tout de même assez rapide pour s’élancer facilement loin devant le trafic dès que le feu passe au vert. Quand on met l’accélérateur à fond, il grimpe à 70 km/h en très peu de temps. Sur l’autoroute, on peut facilement maintenir 120 km/h.

Comme la plupart des scooters, le Downtown est muni d’une transmission à variation continue (TVC). Donc, on ne peut pas faire monter le régime et débrayer, ce qui serait sans doute amusant compte tenu des performances du moteur. Le moteur en question est un monocylindre de 298,9 cc à quatre soupapes, alimenté par injection électronique, et refroidi au liquide. Il est situé sous la selle du conducteur, donc plus vers l’arrière que sur une moto, et quand on accélère à pleins gaz, on a l’impression qu’on pourrait faire un wheelie… En pratique, ce n’est sans doute pas possible avec une telle transmission automatique et l’absence d’un embrayage à commande manuelle, mais ce serait spectaculaire…

Pour que la transmission s’engage et que le scooter commence à avancer, il faut faire tourner le moteur à 3000 tr/min environ. Si on met l’accélérateur à fond, le régime monte ensuite rapidement jusqu’à 6400 tr/min puis il redescend de quelques centaines de tours et le scooter continue à prendre de la vitesse à mesure que la TVC fait son travail et change en douceur les rapports.

Le Downtown a des petites roues (14 po à l’avant, 13 à l’arrière) et un grand empattement (154 cm – près de 61 pouces). Cette combinaison peut sembler contradictoire, mais elle s’avère efficace en pratique : la conduite est vive et le scooter est maniable, tout en demeurant stable et solide à hautes vitesses. La garde au sol est abondante et on peut facilement le mettre en angle et garder sa ligne dans les courbes.
Le freinage est assuré par un disque de 260 mm à l’avant et 240 mm à l’arrière. La puissance est au rendez-vous mais le feedback est moyen. À l’avant, la réponse initiale est douce, puis la fourche s’écrase et la machine s’arrête rapidement. À l’arrière, la commande est plus ferme et le frein offre une bonne efficacité même quand on l’utilise seul, peut-être parce qu’il y a plus de poids sur la roue arrière à cause de la position du moteur. En appuyant trop fort, on peut bloquer la roue arrière et provoquer un dérapage, mais nous n’avons jamais perdu le contrôle.

Les suspensions avant et arrière sont raisonnablement bien assorties. La fourche n’est pas ajustable, mais on peut changer la précharge des ressorts des amortisseurs arrière, disposés en position très verticale loin à l’arrière. Sur les routes cabossées, le Downtown réagit parfois sèchement et le pilote bondit un peu; le confort s’en ressent mais le contrôle demeure bon.

Côté selle et position de conduite, nous avons certaines réserves. À l’arrière, la selle est large et confortable, mais les protubérances de la carrosserie obligent le passager à placer les jambes dans une drôle de position pour atteindre les marche-pieds. Et une fois en place, on sent un angle de la carrosserie qui fait pression sur les mollets. À l’inverse, la partie avant de la selle du conducteur est étroite et ferme, et on sent une pression au bas des cuisses. Par ailleurs, cette selle est basse – 775 mm – et quand on prend position, on se retrouve avec les genoux passablement relevés. Comme, en plus, le guidon est plutôt reculé et qu’il place les mains près des épaules, on se sent un peu à l’étroit, comme si on était sur une moto pour enfants. Nos pilotes plus petits ne se sont pas plaints, mais ce n’est pas une machine pour tout le monde. Les rétroviseurs aussi sont très rapprochés; ils offrent cependant une bonne vision arrière si vos épaules ne bloquent pas la vue.

Une des principales raisons d’être des scooters, c’est leur côté pratique. À cet égard, le Downtown est bien pourvu. C’est un véhicule simple, fonctionnel, économique en essence, qui permet de transporter un passager et des bagages et de ramener son épicerie à la maison. Il offre une bonne protection contre les intempéries. Le coffre à gants est étanche selon Kymco et on y retrouve une sortie électrique. Il y a un crochet à l’avant pour suspendre des sacs d’épicerie. Le coffre sous la selle est grand et il est éclairé. Kymco affirme qu’on peut y mettre deux casques intégraux, mais nous n’avons pas réussi à fermer complètement la selle et à la verrouiller avec un deuxième casque en place. Il y a une béquille centrale, facile à utiliser. La serrure pour la clé de contact est originale : en appuyant sur un bouton, on met en place une petite plaquette de recouvrement. Pour la retirer, il faut utiliser une clé secondaire attachée à la clé de contact principale.

Comme nous l’avons dit plus tôt, la position de conduite du Kymco Downtown 300i ne convient pas à tous les pilotes. Elle est mieux adaptée pour les petits que pour les grands. Cette observation nous a amenée à faire un lien – sans doute un peu surprenant – avec une moto que nous avons essayée l’an dernier : la Harley-Davidson Sportster Low. Cette Harley est une cruiser de 883 cc à la selle très basse, avec une position de conduite détendue, mais sans avoir les pieds excessivement vers l’avant. Curieusement, les deux machines ont quelque chose en commun dans la position et l’approche de conduite. De plus, la Sportster Low s’adresse à des pilotes pas très grands et qui n’ont pas nécessairement une grande expérience en moto. La Kymco Downtown (5995 $) pourrait sans doute plaire au même type d’acheteurs potentiels.

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Ce scooter roule plus vite qu’on ne le pense. Je l’ai appris à mes dépens… Je circulais calmement sur un boulevard à quatre voies lorsque j’ai vu un policier sur une petite rue latérale qui me faisait signe d’arrêter. Soixante-dix km/h dans une zone de 50, qu’il m’a dit.

Cent quatre-vingt dollars et deux points de démérite plus tard, j’ai repris la route, plus attentif que jamais. Ce qui m’a permis de constater que la selle, avec sa forme un peu étrange, me faisait glisser vers l’avant, là où elle est plus étroite. Le frein avant n’est pas assez puissant et celui d’en arrière est beaucoup trop sensible. La suspension semble rudimentaire : la carrosserie fait toutes sortes de cliquetis sur les routes cabossées et le scooter louvoie dans les virages rapides.

Ce seraient là des défauts majeurs pour une moto de 6000 $. Mais la Downtown n’est pas une moto. Avec sa facilité de conduite et son grand coffre sous la selle, elle est peut-être idéale pour bien des gens à la recherche d’un moyen de transport pratique pour les déplacements urbains. 
Paul Bremner

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Jusqu’ici, quand on me demandait ce que je pensais des scooters Kymco, je faisais un parallèle avec les automobiles Hyundai d’il y a cinq ans : pas tout à fait à la hauteur des japonaises encore, mais on s’approche. Après avoir roulé sur ce Kymco Downtown, je me ravise.

La conception, la finition et le raffinement mécanique sont à la hauteur des concurrents japonais. En plus, le Downtown est rapide; je n’ai jamais eu l’impression de manquer de puissance. En fait, ma seule critique concerne la position de conduite : j’avais l’impression d’être sur une chaise aux pattes coupées de moitié. C’est dommage que Kymco se prive ainsi de pilotes aux (superbes) grandes jambes comme moi. Cela dit, un fait demeure : Kymco est à mon avis la première compagnie de deux roues taïwanaise à entrer dans la cour des grands.

Neil Graham

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Quand je pense à la position de conduite de la Downtown, j’ai en tête l’image des 19 clowns qui sortent d’une VW… Bon j’exagère, mais avec les genoux plus hauts que les cuisses, les mains tout près des épaules et le derrière à 30 po du sol, on se sent vraiment sur une petite machine. Les performances, pourtant, sont impressionnantes. Ce scooter s’élance avec beaucoup de vivacité quand on tourne la poignée et il faut vraiment prendre garde aux excès de vitesse en conduite urbaine. Pour revenir à la position de conduite, elle me rappelle celle de la Sportster Super Low que j’avais utilisée pour des courses d’accélération l’an dernier (voir Moto Journal, septembre-octobre 2011). Côté fiabilité, Kymco semble avoir haussé ses normes de contrôle de la qualité et on peut sans doute s’attendre à ce que la Downtown ait une bonne espérance de vie.
Steve Thornton

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